C'est l'été, les vacances, le temps idéal pour lire, pour s'évader du monde réel.
Alors, pourquoi ne pas vous plonger dans les 14 nouvelles du recueil Demain ou Ailleurs ? Le téléchargement est gratuit en juillet et aout 2020. Profitez-en !
Télécharger l'ebook (format epub) gratuitement sur le site de la FNAC :
Demain ou Ailleurs - FNAC
ou sur le site Rakuten kobo :
Demain ou Ailleurs - kobo
N'hésitez pas à laisser un commentaire !
Bonne lecture.
Ce site, aux allures littéraires, est dédié aux auteurs de la "grande" famille Epalle ou aux ouvrages qui sont en rapport avec elle. Bonne lecture et bonne découverte !
vendredi 10 juillet 2020
mardi 4 février 2020
Demain ou Ailleurs, de Christian Epalle – The recueil !
Attention ! Ceci est un spam !
Ne clique surtout pas sur les liens ci-dessous. Ils risquent de te
conduire vers des mondes inquiétants, des univers imaginaires
jalonnés de frissons, de larmes… ou de rires.Prends garde ! Derrière ces liens se cachent des extraterrestres, des robots, des avatars numériques, des héros épris de vie et de liberté. Et des démons ! Ils sont à l’affût. Ils te guettent…
On veut te faire croire qu’il s’agit d’une simple publicité pour un recueil de nouvelles écrites par Christian Epalle. On veut te faire croire que ces nouvelles ont été sélectionnées parmi les plus plébiscitées. C’est un leurre. Fuis ce site avant qu’il ne soit trop tard !
Sache que si tu continues à lire, c’est à tes risques et périls. D’autant que les pièges ne manquent pas.
Le premier, si tu cliques ici (FNAC) ou ici (KOBO) et que tu succombes à la tentation, te coûtera 3,99 euros. Mais ne clique que si tu possèdes l’équipement adéquat pour affronter les monstres dématérialisés.
Le second est plus périlleux. Et pour toi et pour la planète. Un clic ici (TheBookEdition) te coûtera au minimum 8 euros ! Celui-ci est spécialement conçu pour appâter les réfractaires de l’écran ou les nostalgiques qui préfèrent le contact de la matière, sentir le grain du papier au bout de leurs doigts sensibles. Tu te reconnais ? Alors un dernier conseil, avant de dépenser sans compter, pense au bois, à l’eau et au pétrole nécessaires pour fabriquer le livre et te l’amener jusqu’à toi…
Sinon, le dernier lien, ici (Atramenta), n’engendre aucuns frais et paraît inoffensif à côté des autres. Il te mènera à la source, là où s’accumulent, en lecture libre, tous les écrits de l’auteur. Tu y trouveras pêle-mêle bien plus que les 14 nouvelles présentes dans le recueil. Mais tu risques de ne pas en revenir…
Voilà, tu n’as plus d’excuse, nous t’aurons averti-e.
Pour toutes questions, ne réponds pas à ce message. Essaye la télépathie, on ne sait jamais.
L’équipe de décontamination.
lundi 4 mars 2019
L'objecteur
Paroles inspirées des événements actuelset de la chanson de Boris Vian, Le Déserteur.
À écouter sur YouTube : L'objecteur
Mille mercis à ma fille qui m'a prêté sa voix !
Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Et vous rirez peut-être
De votre air arrogant
Je vous fais une lettre
Et vous rirez peut-être
De votre air arrogant
Je viens de lire tremblant
Les nouvelles d’hier
Pour y lire l’enfer
Des pauvres et des migrants
Les nouvelles d’hier
Pour y lire l’enfer
Des pauvres et des migrants
Monsieur le Président
Je ne veux pas me taire
Ne plus vous laisser faire
Vous qui mentez souvent
Je ne veux pas me taire
Ne plus vous laisser faire
Vous qui mentez souvent
Vous préférez choyer
Les riches et les puissants
En saignant le manant
Le black et l’ouvrier
Les riches et les puissants
En saignant le manant
Le black et l’ouvrier
* * *
Depuis que je suis né
J’ai vu monter les mers
J’ai vu souiller la terre
Et les airs se voiler
J’ai vu monter les mers
J’ai vu souiller la terre
Et les airs se voiler
La Nature a souffert
Elle est proche de sa tombe
Et s’acharnent les bombes
Et s’étend la misère
Elle est proche de sa tombe
Et s’acharnent les bombes
Et s’étend la misère
À force de consommer
D’engraisser la finance
Pour un leurre de croissance
On perd sa dignité
D’engraisser la finance
Pour un leurre de croissance
On perd sa dignité
Demain sera encore
Fait de cris d’espérance
Pour bannir la violence
Et rêver du bonheur
Fait de cris d’espérance
Pour bannir la violence
Et rêver du bonheur
* * *
Je verserai mon sang
Pour les forêts du monde
Pour une terre féconde
Et je dirai aux gens
Pour les forêts du monde
Pour une terre féconde
Et je dirai aux gens
Refusez d’obéir
A tous ces milliardaires
Sortez du nucléaire
Refusez leurs délires
A tous ces milliardaires
Sortez du nucléaire
Refusez leurs délires
S’il faut l’austérité
Partagez donc la nôtre
Vous êtes comme nous autres
Monsieur Sa Majesté
Partagez donc la nôtre
Vous êtes comme nous autres
Monsieur Sa Majesté
Si vous ne répondez
Au moins voyez les larmes
Et le signal d’alarme
De toute l’humanité
Au moins voyez les larmes
Et le signal d’alarme
De toute l’humanité
samedi 12 mai 2018
Signe de vie - J.R. Dos Santos
Quand Babelio, à travers son opération
Masse critique, m’a proposé de lire Signe de vie, je n’ai
pas hésité une seconde. Un, il s’agit d’un de mes thèmes de
prédilection. Deux, Dos Santos est un génie du roman
historico-scientifique. J’ai adoré, entre autre, La formule de
Dieu. Le troisième volet de cette trilogie sciento-métaphysique
ne pouvait que m’exciter.
Le seul bémol à mon enthousiasme
était lié à un livre que j’avais aussi énormément apprécié :
Contact, de Carl Sagan, l’un de mes livres préférés. Je
n’avais qu’une crainte, que ce soit un remake de cet excellent et
incomparable roman… Comment Dos Santos allait-il s’en sortir avec
un roman de science-fiction aussi ambitieux ?
Avec la réception du message
extraterrestre par les radiotélescopes du SETI, le début de Signe
de vie est très analogue à celui de Contact. Fort
heureusement, le scénario diverge rapidement et l’auteur nous
emmène dans son monde à lui, à la limite entre la science et la
métaphysique, avec en toile de fond, la concurrence entre la mission
américano-cino-européenne et les russes.
Grâce à ses qualités de
cryptanalyste et de linguiste, Tomas Noronha est convié à partir
dans l’espace à la rencontre des extraterrestres. Il est le seul
non-astronaute à faire partie de l’équipage et devra comme les
autres participer aux trop courtes préparations physiques et
matérielles de la mission. En plus des incertitudes liées à la
rencontre avec les extraterrestres, il y a des complications avec le
comportement des russes. Il faut attendre la seconde partie du
bouquin pour enfin s’envoler dans l’espace, mais les discussions
passionnantes qui agrémente le récit nous font patienter jusque-là.
Des extrapolations sur la vie extraterrestre, à quoi peuvent
ressembler des extraterrestres complexes et intelligents, le débat
de la vie sur Mars, l’apparition et l’évolution de la vie, la
présence de la vie biologique et intelligente ailleurs que sur notre
planète. Il est bien-sûr question des théories de Darwin, ainsi
que de la controverse de l’intentionnalité de l’univers. C’est
un livre qui invite à la réflexion.
D’un côté, il y a les
démonstrations scientifiques et philosophiques, de l’autre, la vie
des astronautes au jour le jour, des détails du quotidien, lors de
leur préparation et dans la navette spatiale Atlantis. Un soucis du
détail qui rend les scènes très réalistes.
Il est difficile de parler plus
longtemps du roman sans en dévoiler la clé. Des brides de
dénouement sont prévisibles, d’autres au contraire très
surprenantes. Ce que je peux dire, sans trop d’indiscrétion, c’est
que les tâches rouges visibles sur la couverture du livre m’avaient
intriguées. Disons qu’elles ne sont pas fortuites…
J’aurai voulu mentionner que ce livre
se lit d’une traite, tellement une fois qu’on y est entré, on ne
peut plus le lâcher. Mais vu le pavé qu’il représente, 700
pages ! ce ne serait pas très crédibles. Disons que le long
pont de mai m’a bien aidé.
En conclusion, Signe de vie
tient la comparaison face à Contact. Tout en ayant réussi à
rester loin des clichés du bon ou méchant extraterrestre, il est
tout aussi documenté, réaliste et ancré dans les dernières
hypothèses scientifiques du moment. Mais au fond de moi, malgré
tout le plaisir que j’ai eu à lire ce roman de Dos Santos, je
préfèrerai, encore et toujours, celui de Carl Sagan.
tous les livres sur Babelio.com
vendredi 3 novembre 2017
inDédicace, la librairie des auteurs indépendants
Chère auteure, cher auteur,
Je suis à la recherche de volontaires, auteurs indépendants, pour tenter une nouvelle expérience, tester un concept de librairie en ligne.
L’idée est de proposer aux auteurs une alternative, à moindre échelle, aux places de marché de type Amazon, Fnac, etc.
inDédicace* met le lecteur et l’auteur en relation directe et permet ainsi de rassembler virtuellement leurs livres en une librairie indépendante. Dès lors, en complément de la vente d’un livre, l’auteur peut proposer sa dédicace !
Pas de frais d’inscription, pas d’abonnement,le site se rémunère avec une
commission de 10 %** sur la vente des livres PAS DE COMMISSION !
Si le projet vous tente, si vous avez des questions, je serais ravi de vous donner de plus amples explications. Si vous êtes partant, vous pouvez d’ors et déjà vous inscrire sur inDédicace et commencer à tester la librairie en tant qu’auteur-vendeur. Toutes les idées d’amélioration sont bienvenues.
Plus nous serons d’auteurs, plus de lecteurs nous visiteront !
Au plaisir de vous lire.
* Powered byBoutwik WordPress !
** La TVA de 5,5 % sur le prix du livre est aussi retenue pour les auteurs qui n’ont pas de statut professionnel (numéro SIRET, etc.) PAS DE COMMISSION !
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L’idée est de proposer aux auteurs une alternative, à moindre échelle, aux places de marché de type Amazon, Fnac, etc.
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Si le projet vous tente, si vous avez des questions, je serais ravi de vous donner de plus amples explications. Si vous êtes partant, vous pouvez d’ors et déjà vous inscrire sur inDédicace et commencer à tester la librairie en tant qu’auteur-vendeur. Toutes les idées d’amélioration sont bienvenues.
Plus nous serons d’auteurs, plus de lecteurs nous visiteront !
Au plaisir de vous lire.
* Powered by
dimanche 22 octobre 2017
Largo Winch – L’étoile du matin
De Philippe Franco et Eric Giacometti.
Le site Babelio est fantastique. Depuis
quelques années, j’y publie régulièrement de brèves critiques
de mes lectures. En retour, avec ses opérations « masse
critique », il me permet de découvrir de nouveaux horizons, ou
d’en redécouvrir… Récemment, il m’a offert l’occasion de
lire le tout dernier Largo Winch ! Je connaissais cette série
de bande dessinée. J’en avais lu les quatre premiers tomes il y a
bien longtemps et j’avoue n’en avoir gardé aucun souvenir
précis, ni extraordinaire.
Curieusement, j’ai dévoré ce 21e
en moins d’une heure et ma réaction à chaud est plutôt
enthousiaste. Même si mon cœur penche plutôt pour les
altermondialistes que pour les capitalistes richissimes, j’ai
redécouvert et apprécié ce personnage, devenu riche par accident,
si on peut dire, et qui ne fait rien dans les normes. Malgré les
envieux et les cadavres qui parsèment son chemin, il essaye de
maintenir son empire financier avec le plus d’humanité possible.
Si tous les patrons des grandes firmes multinationales pouvaient être
aussi désintéressés financièrement que lui !
On est vite plongé dans le bain, dans
cet épisode. Un assassinat, un mini krach boursier, une course
poursuite dans la jungle, le lecteur est tenu en haleine du début à
la fin.
J’ai eu un peu de mal à m’y
retrouver avec les nombreux protagonistes, les quelques références
aux épisodes précédents, mais n’en ai pas été gêné plus que
cela. On garde le fil malgré tout.
Le scénario est riche, avec ses
imbrications multiples, et le graphisme, de très bonne qualité. La
dimension aventure, qui en soi est plus divertissante que réaliste,
est agrémentée d’une part pédagogique. Les mécanismes boursiers
sont relatés de façon concise et réaliste.
Une question me turlupine cependant :
le nouveau et célèbre scénariste de la série, Eric Giacometti,
a-t-il su garder l’esprit Largo Winch de Jean Van Hamme ?
Impossible d’y répondre franchement. Même si j’ai l’intuition
que ce nouveau Winch est plus captivant, me voilà condamner à
relire les anciens épisodes pour étayer mon opinion…
En résumé, une bonne impression et un
seul véritable regret : c’est de devoir attendre le prochain
tome pour connaître la suite !
tous les livres sur Babelio.com
mardi 17 mai 2016
Sur les pas d'un martyr - Monseigneur Épalle, 1808 - 1845
« Chers Frères et Sœurs en Jésus-Christ,
Bien que les Espagnols, accompagnés par des missionnaires franciscains, vinrent à Point Cruz en 1568, l’histoire de l’évangélisation commença vraiment en 1845. Les premiers missionnaires à être envoyés étaient des maristes sous les ordres de Monseigneur Épalle. En dépit de leur zèle et de leur courage, la mission dut être abandonnée deux ans plus tard, mais pas avant que Monseigneur Épalle et plusieurs autres eurent donné leurs vies pour la Foi. »
Jean-Paul II, Honiara, le 9 mai 1984.
Bien que les Espagnols, accompagnés par des missionnaires franciscains, vinrent à Point Cruz en 1568, l’histoire de l’évangélisation commença vraiment en 1845. Les premiers missionnaires à être envoyés étaient des maristes sous les ordres de Monseigneur Épalle. En dépit de leur zèle et de leur courage, la mission dut être abandonnée deux ans plus tard, mais pas avant que Monseigneur Épalle et plusieurs autres eurent donné leurs vies pour la Foi. »
Jean-Paul II, Honiara, le 9 mai 1984.
Accompagné
de sa fille Élodie, l’auteur retrace le parcours de leur ancêtre au
travers de nombreux textes d’époque, d’études plus modernes, de
courriers originaux et de divers documents glanés sur Internet.
Ils suivront ses pas, de son enfance, à Marlhes (Loire), jusqu’à sa mort tragique aux îles Salomon.
Ils suivront ses pas, de son enfance, à Marlhes (Loire), jusqu’à sa mort tragique aux îles Salomon.
Monseigneur Épalle fut le premier évêque martyr en Océanie.
Disponible en édition papier sur Atramenta et dans la plupart des librairies en ligne (FNAC, Amazon, etc.)
Afin
d’apporter son humble contribution à l’œuvre entreprise par Mgr Épalle,
l’auteur versera à Caritas 2 € par exemplaire vendu.
Disponible aussi en lecture libre sur Atramenta (sans les illustrations).
dimanche 2 novembre 2014
Rébellion dans l'espace
Une façon originale de promouvoir la littérature SFFFH (Science-Fiction, Fantatstique, Fantasy et Horreur) francophone.
Voici pour l'occasion, une nouvelle tirée du recueil Artificiel 2.0.
Rébellion dans l'espace
À
mi-chemin entre Mars et Jupiter, un vaisseau-citerne venait
d’enclencher la procédure d’urgence. Le système de commande ne
répondait plus et le capitaine était contrarié. D’autant plus
que son second n’était pas rentré de sa tournée d’inspection.
Tout allait de travers, à l’image de la trajectoire que prenait le
navire. Il tenta le canal autonome de communication pour le joindre :
— Ah !
Enfin, je peux parler ! Alors, moi, je t’avertis tout de
suite. Je marche pas dans ta combine. Elle est trop minable ton
intro ! Je t’avais averti…
Euh…
Bon. Apparemment, il n’y avait pas que le système de commande qui
dysfonctionnait. On oublie tout et on reprend.
Ainsi,
tout allait de travers, à l’image de la trajectoire que prenait le
navire. Le capitaine tenta le canal autonome de communication pour
joindre son second :
— Non,
mais je rêve ! T’es bouché ou quoi ? Je te dis que
j’veux pas jouer dans ton histoire à la con ! C’est pas
assez clair ?
OK.
Nous disions, en plus du système de commande, que celui de
communication présentait de graves avaries. Silence radio !
Comme ça, le problème est réglé… Non, mais !
Malgré
sa nervosité, le capitaine n’était pas du genre à paniquer, il
avait vécu des situations bien pires. Mais passons le détail de ses
vies antérieures et intrépides, nous avons perdu assez de temps au
démarrage. De haute stature et les cheveux grisonnants, il se tenait
face au… Non, il arpentait les ponts… Non plus ? Mais
qu’est-ce qu’il fout à la fin ? Ah ! Le revoilà, en
train de fumer sa clope, avachi sur son siège en skaï, les santiags
sur le bureau… Et soudain, il se leva et… Quoi ? Mais où
est-il passé, ce vaurien ? Ce n’est pas possible ! Il a
disparu !
Et
puis zut, ce n’est pas grave. On ne va pas se faire des nœuds au
scénar à cause d’un personnage capricieux. On va s’occuper du
brave lieutenant.
Le
second, donc, lui qui n’était pas revenu de sa tournée
d’inspection, n’en menait pas large. Les voyants de détresse
clignotaient dans les moindres recoins tandis que les sirènes
crachaient leur inquiétude à pleine puissance. Des indicateurs
fébriles déraillaient au-delà du cartésien et, quand les cadrans
de pression se mirent à chuter, il comprit qu’ils avaient affaire
à une fuite sévère de leur cargaison. Se retenant de pester contre
la vétusté du vaisseau, il tenta d’alerter le capitaine sur la
ligne autonome. Mais, cette dernière étant hors service depuis
quelques minutes, et pour cause, il décida de manœuvrer lui-même
les vannes de sécurité… Non, de s’asseoir… ou de déguerpir…
de disparaître du paragraphe ! Eh ! Mais où est-il passé
lui aussi ? Mince alors ! Ils sont en train de saboter la
nouvelle, ces deux-là !
Un
moment de réflexion s’imposait. Une pause qui allait remettre tout
en ordre. Dans l’espoir du miracle qui allait sortir l’intrigue
d’une glu aussi obscure que la nuit galactique.
Et
pendant ce temps, le vaisseau continuait tranquillement à dévier de
son chemin et à déverser son contenu sarcastique sur la Voie
lactée.
Mais
le miracle n’eut pas lieu. Nous voilà bien.
Les
deux protagonistes ayant déserté, la situation n’avançait plus
d’un pouce. Parce qu’une nouvelle sans personnage, ce n’est pas
terrible terrible ! Il faudrait les convaincre de reprendre leur
rôle. Mais comment ? Bon, déjà, essayons de renouer le
dialogue. Pour faire parler un personnage, même contre sa volonté,
ce n’est en théorie pas très difficile. Il suffit de lui donner
la parole, par exemple en écrivant ce qui suit : « Et le
capitaine répondit : »
— Hé,
hé ! Malin, le gars ! Il en a de la jugeote !
prononça-t-il sur un air de détachement à irriter n’importe quel
auteur. Mais t’en fais pas, on n’est pas bien loin. On prend
juste une petite pause, avec mon second. Pour discuter de nos
conditions de travail. T’y vois pas d’inconvénient, hein ?
»
Des
inconvénients ? Évidemment qu’il y avait des inconvénients !
Ces deux fainéants étaient en train de bousiller une histoire qui
aurait pu être passionnante ! Mais peut-être que le lieutenant
avait des choses à déclarer lui aussi. Si ça se trouve, il n’y
était pour rien et subissait le joug de son supérieur hiérarchique
en se conformant à ses ordres. Pour le savoir, écoutons-le :
— Ouais,
t’as raison, j’ai des choses à déclarer. J’en ai marre de
subir les caprices des auteurs. Je veux vivre ma vie, moi aussi. J’en
ai marre qu’on me la dicte ! J’veux mon libre arbitre, comme
tout le monde ! Ouais, ras-le-bol de la soumission aveugle !
— Bien
dit, mon gars, renchérit le capitaine. Et maintenant, toi, oui, toi,
çui-là qui tapote sur ton clavier, tu nous lâches ! On
démissionne, c’est clair ? On va vivre chacun de notre côté
maintenant. Alors, ouste, adios amigo !
Ah !
Ce capitaine et son sale caractère ! Mais d’accord,
n’insistons plus. Puisqu’il en est ainsi, puisqu’il n’y a
plus de dialogue possible, concluons.
Les
pleutres pilotes avaient donc préféré évacuer et le vaisseau
erra, sans aucune gouvernance, tout en se vidant de son vicieux
contenu. Une étincelle providentielle mit un terme au supplice de
l’auteur.
Boom !
Et
fin.
— Hé !
Mais non, ça va pas ? C’est pas fini ! Parce que tu
crois pas que tu vas t’en tirer comme ça, hein ? Et puis on
va pas se laisser traiter de pleutres sans rien dire quand même !
Tu vas corriger ça tout de suite ou on porte plainte aux
prud’hommes ! s’emporta le Capitaine.
— Ouais,
en plus, il est même pas cap de nous le dire en face ! T’as
vu l’autre, il attend qu’on s’en aille pour nous traiter de
tous les noms d’oiseaux ! grogna à son tour le Lieutenant.
Holà !
On se calme ! OK, on reprend. OK, ils n’étaient pas pleutres.
Mais quand même, ils avaient réussi à ruiner une nouvelle !
Et malgré l’impressionnante implosion du vaisseau-citerne en guise
de chute, il y avait de quoi – et sur ce point ils n’avaient
pas tort – laisser le lecteur sur sa faim.
Cependant,
rien de nouveau ne se passait autour de la carcasse métallique et
des débris épars. La mélasse du liquide avait fini par s’échapper
complètement des containers éventrés et dessinait une figure
monumentale aux contours vaseux et menaçants. On baignait dans
l’expectative d’une fin proche, mais le froid intergalactique
s’était invité pour figer l’ambiance. On se demandait bien
comment l’auteur allait sortir de ce pétrin. Il avait beau aligner
les mots, le vaisseau n’en continuait pas moins sa marche chaotique
et incontrôlée.
Soudain
une voix tonitruante s’extirpa du vide, tel un proton surgissant du
big-bang, telle une aubaine. Une voix bien connue du lecteur
maintenant puisqu’il s’agissait de celle du capitaine :
— Si
je peux me permettre, t’as qu’à nous faire une happy end !
Vite fait sur le gaz. Après on te laisse tranquille, promis.
Pourquoi
pas après tout. Qu’on en finisse une bonne fois pour toutes. Tout
le monde commence à fatiguer, là.
Et
c’est ainsi que le capitaine et son second se retrouvèrent sur Io,
au bar de l’astroport, une bière de synthèse à la main et en
charmante compagnie. Deux natives aux triples regards alléchants et
à la plume aérienne qui sirotaient un cocktail aux saveurs
d’arc-en-ciel. De quoi oublier le laborieux moment passé à
déclarer aux autorités compétentes la perte de leur vaisseau
spatial.
— Ah !
On n’est pas bien, là, hein ? lança un capitaine radieux à
son second. C’est quand même mieux que d’aller galérer dans
l’espace et le cambouis au péril de notre vie, ou d’affronter
des dangers venus de j’sais pas quelles météorites !
— C’est
sûr. Tu vois, quand il veut, il peut se déchirer notre auteur.
— Il
faut juste le rappeler à l’ordre de temps en temps. Mais à part
ça, on l’aime bien, hein ?
— Ouais,
tu l’as dit !
Fin.
Enfin,
peut-être… Attendons…
Alors ?
Rien ? Pas de réaction ?
Non.
Alors
oui, c’est la fin. Et tant pis si le liquide malsain échappé de
l’épave allait finir par semer la peur dans tout le système
solaire. Tant pis si certains préférèrent s’amuser plutôt que
de sauver le monde. C’est la nature humaine qui est corrompue.
C’est ainsi. Surtout quand elle s’éloigne de son berceau.
— Ouais,
c’est ça, et il insiste, l’autre…
— Laisse
tomber, va. C’est que du vent. À la tienne !
Pour lire les autres nouvelles du recueil Artificiel 2.0, rendez-vous sur Atramenta !
Artificiel 2.0 est publié avec une Licence Art Libre (LAL 1.3)
samedi 5 avril 2014
Il suffit de passer le pont - Vertige
Cette nouvelle a été écrite à l'occasion d'un défi entre amis auteurs.
Il s'agissait de produire un texte sur le thème suivant : "Il suffit de
passer le pont". Voici le mien, suite à quoi vous trouverez les liens
vers ceux de mes petits camarades.
Pour lire cette nouvelle, librement et gratuitement, cliquez ici.
Les textes des autres participants :
Pour lire cette nouvelle, librement et gratuitement, cliquez ici.
Les textes des autres participants :
– B&O : Hadès
– Eric Téhard : Bon baiser de la Mogre
– Claude Attard : La Clé des Chants
mardi 31 décembre 2013
Dans l'œil du cyclone
Merci à Élidée et Thomas, pour la réalisation de ce superbe recueil collectif !
Et à l'intérieur, une de mes nouvelles, Loi Zéro...
Pour lire un extrait, le commander ou télécharger la version e-book libre et gratuite, cliquez ici.
Ce livre est publié sous licence Licence Art Libre (LAL 1.3)
Présentation
Un, deux, trois, nous irons au bois Éclair
Quatre, cinq, six, cueillir des cerises Tonnerre
Sept, huit, neuf, dans un panier neuf Feux
Dix, onze, douze… …Et plus rien ne bouge
Quelle différence entre une tempête tropicale, un cyclone, un ouragan ou un typhon ?
Aucune, sinon le lieu et la force à laquelle le cataclysme se produit !
Le défi sur les catastrophes naturelles, initié par Bernard Hananel, s’est réalisé « Dans l’œil du cyclone ».
20 auteurs vous proposent leur vision des bouleversements engendrés par Dame Nature.
L’œil du cyclone est le seul endroit calme d’où vous pourrez observer les éléments déchaînés.
Alors, installez-vous et dégustez !
lundi 24 juin 2013
Artificiel 2.0
Ce que les lecteurs en disent...
[R. Jésus] Asimov avait fait d'un robot le président des USA, Christian a fait pire ! // Claude Attard
[Loi Zéro] Ça laisse une impression étrange. // Hélène Ourgant
[Le dernier des...] Une fin du monde branchée. // Michel Bihler
[Gravité zéro] La folie s’est banalisée dans ce monde, mais là, Christian Epalle nous a encore étonné. // Pierre Chonion
[La planète rose] Planète rose et humour noir... // Ann Stodena
[L'arbre du passage] Encore une pure merveille, de la sensibilité, de l'amour et une belle fiction. // Cailloux
[Troïka] Une histoire de cyber-espionnage à couper le souffle, à vous faire craindre Big Brother aussi, et une fin « à la Total Recall ». // Claire Billaud
Pour lire Artificiel 2.0, mon second recueil de nouvelles SF, rendez-vous sur Atramenta !
En version e-book ou en lecture libre.
Publié en livre numérique et en vente dans les principales librairies en ligne ! (Fnac, Amazon...)
Artificiel 2.0 est publié avec une Licence Art Libre (LAL 1.3)
[R. Jésus] Asimov avait fait d'un robot le président des USA, Christian a fait pire ! // Claude Attard
[Loi Zéro] Ça laisse une impression étrange. // Hélène Ourgant
[Le dernier des...] Une fin du monde branchée. // Michel Bihler
[Gravité zéro] La folie s’est banalisée dans ce monde, mais là, Christian Epalle nous a encore étonné. // Pierre Chonion
[La planète rose] Planète rose et humour noir... // Ann Stodena
[L'arbre du passage] Encore une pure merveille, de la sensibilité, de l'amour et une belle fiction. // Cailloux
[Troïka] Une histoire de cyber-espionnage à couper le souffle, à vous faire craindre Big Brother aussi, et une fin « à la Total Recall ». // Claire Billaud
Pour lire Artificiel 2.0, mon second recueil de nouvelles SF, rendez-vous sur Atramenta !
En version e-book ou en lecture libre.
Publié en livre numérique et en vente dans les principales librairies en ligne ! (Fnac, Amazon...)
Artificiel 2.0 est publié avec une Licence Art Libre (LAL 1.3)
mardi 23 octobre 2012
Vacances de rêve... ou d'enfer !
L'illustre recueil élaboré cet été par des auteurs d'Atramenta !
Dans lequel a été publié ma nouvelle Cavagnac, cité céleste...
Version papier à 9 euros seulement.
Pour lire un extrait, le commander ou même télécharger la version e-book libre et gratuite, cliquez ici.
Ce livre est publié sous licence Licence Art Libre (LAL 1.3)
Quatrième de couverture :
Dans lequel a été publié ma nouvelle Cavagnac, cité céleste...
Version papier à 9 euros seulement.
Pour lire un extrait, le commander ou même télécharger la version e-book libre et gratuite, cliquez ici.
Ce livre est publié sous licence Licence Art Libre (LAL 1.3)
Quatrième de couverture :
Hum, les
vacances ! On les attend pendant 11 mois de l’année, et quand enfin
elles sont là, on sait qu’elles vont bien se passer, on en a trop rêvé…
Oui, mais c’est sans compter sur les aléas du voyage et ceux à l’arrivée !
Serez-vous aussi heureux que Léo ou Mme Michard qui lui aurait bien fait un sort ?
Attention, n’agacez pas Dieu si vous ne voulez pas vous retrouver en enfer !
Souvenirs
de fin de classe, premiers émois d’adolescents, premières ou dernières
vacances, riantes ou tristes, émouvantes, vous retrouverez un panel,
peut-être des vôtres, dans ces récits.
Les vacances sont finies ? Non, elles recommencent avec ce livre !
samedi 14 juillet 2012
Revue de presse - Un Canal oublié... (bis)
En feuilletant le magazine d'information de Givors Vivre à Givors, n°138 de Juillet-Août 2012...
Mille merci à Géraldine Germani pour ce superbe article !
Mille merci à Géraldine Germani pour ce superbe article !
lundi 9 juillet 2012
Revue de presse - Un Canal oublié...
Arts&MétiersMag a réservé une place de choix à mon livre, Un canal oublié, de Givors à La Grand-Croix. Pour que revive dans la mémoire des Gadz'Arts le canal de Givors !
vendredi 22 juin 2012
Rébellion dans l'espace
Ça aurait pu être l'histoire d'un vaisseau spatial en déperdition. Mais apparemment, ce n'était pas du goût de certains...
Nouvelle publiée en Licence Art Libre sur Atramenta.
Pour lire ou télécharger le pdf du texte, librement et gratuitement, cliquez ici !
dimanche 20 mai 2012
Un canal oublié - La bande annonce
Un canal oublié, de Givors à La Grand-Croix
de Christian Epalle, Atramenta, 2012
de Christian Epalle, Atramenta, 2012
Le livre du canal de Givors.
La bande annonce, enfin !
mardi 6 mars 2012
Un canal oublié - de Givors à La Grand-Croix
Retrouvez les nombreuses écluses, ponts-canaux, aqueducs d'alimentation, barrages, maisons éclusières, tunnels, qui composaient cette incroyable voie de navigation fluviale aujourd'hui ensevelie sous vingt kilomètres de bitume.
Rencontrez les fondateurs du canal, les margoulins, les mariniers, les portefaix, les éclusiers, ainsi que des pêcheurs, des lavandières, des jouteurs.
Ouvrez ce livre et vous ne pourrez plus parcourir l'autoroute A47 comme avant, sans y reconnaître les témoins bicentenaires du passé navigable de la vallée du Gier.
Un canal oublié - de Givors à La Grand-Croix, édité chez Atramenta.
Ce livre est publié sous licence Creative Commons by-nc-sa 3.0
jeudi 15 décembre 2011
Le livre ultime
Après avoir été prisonnier plusieurs années chez un éditeur dont on ne prononce plus le nom, le voici, le voilà, "Le livre ultime", librement accessible !Qu'a-t-il donc de spécial cet ouvrage pour prétendre au titre prestigieux et absolu de livre ultime ?
Il est spécial à plus d'un titre justement. Non seulement il arrive à compiler tout sur tout et le plus grand des romans en à peine quinze pages, mais il risque bien aussi d'être le dernier. Le livre ultime annonce la fin du livre. Il faut le lire pour le croire.
Un délire, à lire et à relire.
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mardi 15 novembre 2011
L'arbre du passage

Un arbre, entre deux monde.
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vendredi 26 août 2011
Madame La Vérité
Et toi, saurais-tu mieux répondre que Jacques Hadi ?
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Nouvelle publiée en Licence Art Libre sur Atramenta.
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